![]() |
|||||||
|
|||||||||||||||||||
| Accueil > Info > Au travail > La gestion des risques | Information relative | ||||||||
Gestion des risquesIl y avait une fois des conseillers municipaux soucieux. Leur projet de construction d'un nouvel incinérateur municipal allait être contré par l'intervention de la population, inquiète de ses répercussions dans son quartier : présence d'odeurs nauséabondes, déversements, pollution de l'air et plus de circulation. Comment réussir à convaincre les résidents que l'on a bien tenu compte de leurs préoccupations, à s'assurer le soutien permanent du public, et ce, à un coût raisonnable? Les organismes tenus de prendre des décisions sur les risques que suppose tout nouveau projet ou toute nouvelle activité sont appelés à se heurter à ce genre de problème. Heureusement, quelquun est là pour les aider. L'Association canadienne de normalisation (CSA) a publié à cet effet une norme intitulée Gestion des risques : Lignes directrices à l'intention des décideurs (CAN/CSA-Q850-97). Le Conseil canadien des normes a approuvé le document en tant que Norme nationale du Canada. La norme CAN/CSA-Q850 convient à tout genre de risques pris par des organismes de tout type et de toute taille, des responsables d'une équipe de hockey pour enfants désireux d'assurer la sécurité de ses joueurs, à une société pétrolière qui examine l'impact social et environnemental d'un projet d'aménagement de vaste envergure. Les enjeuxLe risque se définit comme étant la possibilité que survienne un événement indésirable provoquant la perte de quelque chose de valeur. La gestion des risques est un processus qui permet de déterminer :
En cas d'incident, un organisme peut subir de graves préjudices à la suite de poursuites pour négligence ou indifférence. Le recours à une stratégie efficace de gestion des risques peut permettre d'éviter cela, démontrant ainsi que l'organisme en question est conscient des risques propres à ces activités et qu'il a fait son possible pour les prévenir. Bien qu'il existe plusieurs autres cadres de travail sur la gestion des risques, celui de la CSA offre un certain nombre de caractéristiques uniques. Une des priorités accordées ici par la CSA est la participation des intervenants - toute personne touchée par l'activité en question - au cours du processus de prise de décision. Les intervenants sont susceptibles de fournir des renseignements d'importance majeure auxquels les décideurs n'auraient pas accès autrement. En examinant la perception des risques des premiers - qui n'est pas toujours celle des deuxièmes - on garantit la prise en compte des besoins, des problèmes et des préoccupations de ces intervenants dans les prises de décision. Les lignes directrices de la CSA insistent aussi sur le besoin de documenter tous les éléments du processus, y compris les motifs qui sont à l'origine des décisions, de façon à pouvoir par la suite expliquer et défendre ces choix. Les lignes directrices décrivent un processus en six étapes. À chaque étape, les utilisateurs peuvent décider d'interrompre le processus, de revenir à l'étape précédente, ou de passer à l'étape suivante. Le document comprend des questions servant à guider les intéressés dans leur choix. La première étape du processus est celle de l'initiation. L'organisation doit déterminer les risques et les problèmes connexes, constituer une équipe d'évaluation des risques pour offrir les compétences et les conseils techniques et repérer les intervenants possibles. L'étape la plus difficile, mais aussi la plus importante de ce processus, est celle de la définition claire des problèmes que présentent les risques. On passe, ensuite, à l'analyse préliminaire. Ici, l'organisme identifie les risques possibles et procède à une analyse et à une évaluation initiales «dos de l'enveloppe». Cela permet de déterminer la nécessité ou non d'une suite à donner immédiate, d'études complémentaires et de détecter, dans certains risques, la présence d'un problème à régler. Cette étape est suivie de l'estimation des risques : évaluation plus détaillée de la probabilité d'une perte et de ses conséquences. Parfois, la dimension des risques peut être exprimée en termes financiers - une perte possible de 10 000 $ par an, par exemple - bien que cela ne soit pas pertinent dans le cas où les risques provoquent des dégâts environnementaux ou la mort de quelqu'un. Il faudrait consulter les intervenants pour être sûr qu'ils sont d'accord quant au recours aux méthodes utilisées dans cette analyse et à l'incertitude inhérente à de telles estimations. L'étape de l'évaluation des risques est une caractéristique propre aux lignes directrices de la CSA. La plupart des autres cadres de travail de gestion des risques s'intéressent uniquement aux chiffres et font l'impasse sur la manière des intervenants de voir les risques. Selon le processus de la CSA, ceux-ci sont évalués en fonction, d'une part, des avantages que représente l'activité, d'autre part des besoins, des problèmes et des préoccupations des intervenants. Une telle évaluation permet de déterminer si les risques sont acceptables ou si l'on devrait s'efforcer de réduire la probabilité liée au risque ou à ses conséquences. Le contrôleSi l'on a décidé de réduire les risques, on passe à l'étape suivante du processus, celle du contrôle des risques. À cette étape, on précise et on évalue les options possibles de réduction des risques pour ce qui est de l'efficacité, du coût et de l'impact de ces risques sur les intervenants et sur leur capacité à accepter les choses. À la dernière étape, celle de la suite à donner, on met en vigueur les stratégies de contrôle des risques, on évalue l'efficacité du processus de prise de décision et l'on examine les résultats avec vigilance. Cette fonction aide à déterminer l'exactitude des hypothèses émises et l'efficacité des mesures de contrôle prises, et permet à l'organisation de réagir en présence de circonstances changeantes. La méthode proposée par la CSA est déjà appliquée par Nav Canada (société sans but lucratif qui dirige le système de navigation aérienne du Canada), Transports Canada, plusieurs membres de l'Association canadienne des fabricants de produits chimiques, Pêches et Océans Canada, ainsi que Dow Canada, fabricant de produits chimiques. La U.S. Coast Guard, la Environmental Protection Agency et le Department of Energy des États-Unis ainsi que les gouvernements du Mexique et de la Russie envisagent aussi de l'adopter. Les organismes de normalisation d'Australie et du Japon ont publié ce genre de documents. -Consensus, Janvier/Février 1998, Conseil canadien des normes Pour renseignements conçernant Gestion des risques : Lignes directrices à l'intention des décideurs veuillez communiquer avec la CSA www.csa.ca, par téléphone au (416) 747-4000 ou au 1-800-463-6727 ou par télécopieur au (416) 747-4149.
|
|
© 2005 Conseil canadien de la sécurité |